Plus l’ordonnance est longue… par Guy LECLERC

Plus l’ordonnance est longue et plus courte est l’écoute En ce siècle abondant nourri par le profit…

Guy Leclerc : « Plus l’ordonnance est longue et plus courte est l’écoute » et « À trop attendre, mal étreint » (2 pages).
Comme Yvette Bonnafet (qui ré-écrit la bible en vers et dont nous avons publié « le livre de Jonas » la dernière fois), Guy Leclerc versifie pour nous raconter des histoires anciennes ou pour nous faire partager ses actuelles indignations à la manière d’un orateur !
Comme Yvette, Guy est un lecteur et commentateur du blog. Et médecin, ça ne va pas vous étonner. Je m’étais juré de ne pas accepter de texte versifié, ni de poésie. Je fais donc cette exception en marge, avec un texte qui entre à sa façon dans la rubrique « réflexions ».
Lire : Plus l’ordonnance est longue b

Le livre de Jonas par Yvette BONNAFET

Yvette Bonnafet : Le livre de Jonas (2 pages). Yvette Bonnafet lit depuis longtemps les textes publiés sur ce blog. C’est même l’une des rares lectrice qui laisse toujours un petit commentaire à l’issue de sa lecture ! Yvette écrit également : elle versifie comme les Trouvères ou les Aèdes, dans le seul but de faciliter la mémorisation, de faire chanter le texte dit. (Les premières écritures issues la tradition orale n’étaient-elle pas versifiées ?) Ce qui m’enchante dans sa façon, c’est la manière simple et enjouée dont l’histoire est contée, comme si elle s’était déroulée hier, et cette capacité de faire partager son étonnement plein de fraîcheur ! Et l’idée de ré- écrire la bible en vers !
1-Le livre de Jonas Word

Scène de vie sous un abribus par Manuel SOLNON

« Manuel Solnon professeur de Taî chi à Lyon (depuis 8 ans), voyageur en Amérique du Sud, Inde et pays proches, Chine et terres reculées, Mongolie extérieure, Australie, etc. En outre, je suis charpentier, dessinateur en architecture et maroquinier.
Dans mes autres temps libres, je confectionne des luminaires et des Mandalas en tissu et j’écris. Merci d’avoir apprécié ma nouvelle : Scène de vie sous un abribus.»

« Garé à distance respective des lieux de regroupement public, comme le stipulait le règlement, j’observais les barres d’HLM à travers les vitres fumées de ma cabine chauffée. Face à moi, l’arrêt de bus déglingué où, tous les jours, les mêmes voyageurs m’attendaient. Déglingué, parce qu’un jour un shooté de la cité… avait défoncé l’un des poteaux… À présent, l’affichage publicitaire de la station bloquait sur une fille en sous-vêtements Triumph. Tout ce déballage de nudité, en plein hiver et dans un quartier résolument religieux… Grotesque et provocant ! »
Pour lire, cliquez sur le PDF : Scène de vie sous un abribus EDITION

Les dessous charmeurs par Solange BROSSE

Solange Brosse nous confie des extraits de ses écrits sur son métier. Il y a dans ce texte élégant et minutieux, comme l’était son travail chez Lejaby, une manière de faire des allers et retours malicieux et dosés d’humour, de l’ouvrière au patron, du représentant au client, de la contrainte professionnelle aux soucis de la vie privée qui s’immisce dans les conversations à la pause ou déborde lorsque le clapet du trop plein est atteint. Tout cela donne de la vivacité au récit et nous attache progressivement à cet univers industriel de la lingerie de luxe et aux vies laborieuses qu’il abrite dans le cadre encore traditionnel d’une grande entreprise, certes, mais dirigée par son créateur, homme de l’Art, à une époque où l’on pouvait encore y faire carrière.
L’entreprise a fermé en 2012, de fait la chute a commencé avec son rachat à la famille des fondateurs, en 2002, par le groupe américain Wanarco.
Je distillerai ce récit par petites tranches de 2 pages afin de vous permettre de soutenir l’attention du descriptif de ce travail de haute précision.
Commençons par l’essayage et la fabrication. Lire le PDF :Les dessous charmeurs

Cette immense mélancolie qui sentait la mer de Malika AMZERT

Nous l’avons attendu, mais ça en valait la peine. Ces descriptions des éléments de la nature, chargées de méditations, d’humeurs et du poids des souvenirs partagés sont d’une grande intensité poétique.
« La mer avait empli chacune de leur journée, depuis leur tendre enfance. Pour eux le paradis a sans conteste, le parfum de l’iode, du varech ; il a le goût du sel, des sardines grillées, des oursins que l’on gobe sur les rochers tout au bord de la plage ; la vivacité des crabes qui s’enfuient en courant de travers, l’étrange beauté d’un hippocampe, danseur affecté et fragile, créature insolite, venue des confins d’un monde surnaturel. »
Pour lire cliquez sur le PDF : Cette immense mélancolie Times