CE QUI NE PEUT SE DIRE de Virginie Lou-Nony

Petit mot avant de vous laisser aux lectures qui suivent, sur le dernier livre de Virginie Lou-Nony intitulé CE QUI NE PEUT SE DIRE. Actes Sud Fév. 2014.
« Ce livre est le fruit d’une trentaine d’années de travail dans des ateliers d’écriture… des lieux fondés sur le don et le partage ».
Virginie y décrypte en particulier les nombreuses causes des silences qui font barrage à l’expression et que l’on regroupe commodément sous le poncif de : l’angoisse de la page blanche.
En même temps, elle nous annonce la création de la maison de l’écriture, dénommée l’Ermitage qui ouvrira ses portes dès cet été à Bédarieux dans l’Hérault. http://ecriture.littératures.fr

LETTRE DU BLOG RÉCITS ET RÉFLEXIONS , le 8 janvier 2014

Il est temps de commencer à vivre la vie dont vous avez rêvé. Henry James.

Meilleurs vœux pour cette année 2014

Au menu, vous trouverez 2 textes de contributeurs invités :
Perroccina : « À la recherche des illusions », membre de « l’Écritoire des ombres » avec Lester. Elle avait déjà publié une nouvelle il y a un an, et Jean-Pierre Treille, nouvel invité, avec « Lieux d’enfance » que je vous laisse découvrir.

Vous trouverez ici des critiques du livre de Lester L Gore « Les douze heures de la nuit » qui vient de sortir aux éditions Langlois Cécile et de « Après le onze mars » : B. critiques 12 heures

Lettre bimestrielle du blog

Au menu, vous trouverez 4 textes :
> Une nouvelle de Monique Douillet : « GRAZYNA ET SES HOMMES » (20 pages) qui sera insérée dans la prochaine version de son recueil de portraits.

> Deux chroniques de Lester L.Gore sur des auteurs contemporains bien connus, l’une élogieuse, l’autre irrévérencieuse à l’égard d’une idole des jeunes. TIM POWER (USA) et BERNARD WERBER (FRANCE).

> Une pochade d’humeur d’Hubert Marrel intitulée « LYON, en passant », je dirais : réflexion d’un promeneur solitaire. Contente de te retrouver, Hubert !

Sinon… EXCELLENTE NOUVELLE :

« LES DOUZE HEURES DE LA NUIT », le recueil de nouvelles de Lester L.Gore est en voie d’impression aux éditions Langlois Cécile. Dès que j’en connaîtrai le prix, je lancerai, en concertation avec lui, une opération « promotion » sur les cinquante premiers exemplaires. Vous pouvez dès maintenant effectuer une réservation à la rubrique « contact » de ce blog, en mentionnant votre adresse mail pour me permettre de vous enregistrer et de vous informer de la suite.
ADDITIF : LE livre sera vendu 18€, le tarif promotionnel sera à 17€, inscrivez-vous pour être dans les 50 premiers !

Mon roman « Après le onze mars« poursuit son chemin, il sera :

À VAULX-EN-VELIN (Rhône), mardi 3 décembre à 19 heures à la brasserie de l’Hôtel de ville. Lectures sur le thème : « Quand les histoires se confrontent à l’Histoire » invité par l’association « Dans tous les sens ».

À LYON (Croix Rousse) jeudi 5 décembre à 18h30, avec Élisabeth Lafont, également publiée aux éditions Langlois Cécile, à la librairie « Les Yeux dans les arbres » 1 rue du Pavillon, Lyon 4e Métro ligne C (Croix Rousse) et TCL ligne 6 arrêt « Austerlitz ».

À CREST (Drôme) vendredi 13 décembre à 18h à l’association « Au verre à soi » rue Archinard, avec deux auteurs, Chantal Bochard et Jean Pierre Treille, en partenariat avec le journal local « Le Crestois ».

Ce sera tout pour 2013, si vous aimez ces livres pensez à vos cadeaux de Noël.
Amicalement, bonne lecture, merci de nous laisser un commentaire, Monique.

« LE PERE ADOPTIF, portrait insolite du roi Sihanouk du Cambodge »

Tout le monde n’a pas eu la chance d’appartenir à la cour de Norodom Sihanouk, ce roi fantasque et habile qui a défendu au moyen de toutes les stratégies possibles l’indépendance de son pays. Mais n’a pu éviter le pire… Tipram Poivre, l’auteur, est à même de témoigner. Avec délicatesse et bienveillance mais sans complaisance, elle met son style limpide au service du portrait émouvant de cet homme qu’elle a aimé et admiré pour son courage et son engagement. J’avais eu la chance de découvrir ce livre en le corrigeant, il a été publié chez Syllabaire-editions.com le jour du décès du roi.

CONCOURS DE NOUVELLES ORGANISE PAR LES EDITIONS SYLLABAIRE

CHERS AUTEURS ET LECTEURS,
VOILÀ UNE PROPOSITION TRÈS OUVERTE, VOUS AUREZ TOUT L’ÉTÉ POUR Y RÉPONDRE.
Peut-être l’occasion de rafraîchir un texte que vous aimez bien et qui dort dans un tiroir ?

RÈGLEMENT:

ARTICLE 1
Les éditions Syllabaire organisent un concours de nouvelles ouvert à toute personne d’expression française âgée de plus de dix-huit ans.

ARTICLE 2
Le thème est libre, les textes soumis devront être inédits et n’avoir jamais remporté d’autres concours. Chaque concurrent ne pourra envoyer qu’une nouvelle.

ARTICLE 3
Les textes envoyés devront être présentés sous la forme suivante :
01. Format de la page : A4 (21 x 29,7cm)
02. Police de caractère : Times New Roman
03. Grandeur de caractère : corps 12
04. Interligne : 1,5

ARTICLE 4
Les envois se feront sous forme de courrier électronique, Syllabaire étant une maison d’édition numérique, aucun envoi postal ne sera accepté. Le format des fichiers devra être en .doc ou docx.
La date limite d’envoi est le 30/09/2012. Les œuvres reçues après cette date ne seront pas prises en compte.
suite des articles en pj ci-dessous.
PRIX :
Les trois meilleures nouvelles élues par le jury feront l’objet d’une publication sur le forum des éditions Syllabaire, ainsi que sous forme d’un livre électronique.
Le premier prix consiste en une liseuse (Liseuse Amazon KIndle touch ou La cybook de Decitre) d’une valeur de 129 euros
.Le deuxième prix est un bon d’achat d’une valeur de 50 euros sur le site des éditions Syllabaire.
Le troisième prix est un bon d’achat d’une valeur de 25 euros sur le site des éditions Syllabaire.
http://forum.syllabaire-editions.com
Cliquez sur le PDF pour lire :11:06CONCOURS_SYLLABAIRE

« Décharges » de Virginie Lou Nony

Présentation.
« Le chant de l’Amour et de la Mort » transposé dans un centre de rééducation fonctionnelle.

Un couple modeste, uni, passionné (lui de cinéma), engagé dans les luttes sociales de notre temps. Des mois d’efforts exceptionnels n’ont pas permis d’éviter la fermeture de l’usine, ils ont trois enfants à charge. La décision de rompre avec la vie tracée s’impose au couple qui fait ses adieux au soleil de Camargue et à ses racines. Immigrés de l’intérieur, ils montent vers les régions froides où l’on dit qu’il sera plus facile de trouver du travail.

Le nouveau cadre :
Elle, reconvertie en aide-soignante nous fait découvrir le centre de soin qui l’embauche, Ô miracle ! En CDI (contrat à durée indéterminé).
Le lecteur découvre ce centre de soins, qu’on pourrait dire « palliatifs » puisque les enfants comme les adultes qui y séjournent n’ont aucune chance de guérison, voire d’amélioration.
À la tension quotidienne, nourrie de la peur de faire face à la mort derrière chaque porte, se rajoute la chape que fait peser la surveillance tatillonne d’une nouvelle direction administrative médiocre et mesquine, soucieuse de satisfaire aux nouveaux idéaux de la rentabilité.
Extrait : « la nuit Lambert* s’épaissit. N’importe qui dans ce genre de nuit peut se faire mouchard. La sale petite bête humaine n’attend que cette nuit pour renaître et dénoncer les juifs, les sans papiers, les chiens bâtards, la sale petite bête n’attend qu’un Lambert…La jalousie et l’envie sont des passions médiocres comparées à la jouissance de la délation »
* Lambert est le nouveau directeur administratif.
La passion :
Elle se révèle à Eva sous les traits d’une beauté à la perfection inhumaine, celle de Gabriel. Dès le premier regard, elle est prise au piège.
Extrait : « Je crois voir un grand oiseau immobile, les ailes entr’ouvertes comme s’il allait s’envoler. Tombé mais dressé, dos droit, épaules dégagées. Le cou très long porte la tête comme une pivoine trop lourde pour la tige. »
À partir de là, débute une partition duelle.
* Partition de Gabriel l’archange, il l’attend posté près de l’ascenseur, le thème musical s’enrichit de jour en jour, évoluant du désir silencieux au baiser sauvage qui supplée à la relation sexuelle impossible et d’autant plus obsédante.
* Partition d’Eva, « présente-absente » au sein d’un foyer familial qui se délite, où chacun se protège en construisant son domaine étanche. Moralement, le capitaine a déjà quitté le bateau.

Morale : Il n’y en a pas.
Une composition rigoureuse, une écriture tenue, en phrases courtes et haletantes, sans trémolo ni fioritures, qui fourmille de sensations si justes autour du sentiment amoureux et de la passion.

Ce livre vient de sortir chez Actes sud. Le lien avec l’auteur est sur le blog.

ENFANCES (DEUX GONES) CHANTAL BOCHARD, MONIQUE DOUILLET et un court texte d’HUBERT MARREL

Le livre ENFANCES (170 pages) sera disponible au tarif de 10 €. Vous pouvez le commander en utilisant la rubrique contact du blog ou par mail auprès des auteurs.
Ci-dessous la 4ème de couverture signée Hubert Marrel :
Concerto pour deux gonesdeux filles lyonnaises – qui nous plonge dans leur enfance et adolescence entre rues sordides et appartements borgnes du Lyon d’après-guerre.
La Croix-Rousse pour Marjolaine, dernière en trop d’une fratrie de quatre et la Guillotière pour Mique, fille unique née dans l’Aveyron. Toutes deux n’ont qu’un désir : que leur père soit là pour les faire rêver, les soulever hors de la grisaille de la famille et du quartier comme ils l’ont si bien fait un jour. Hélas, c’est la fuite, à répétition chez Marjolaine, et définitive chez Mique. Leurs mères entre stress et obligation de nourrir la famille, survivent en mettant une croix sur leurs rêves et la plantant sur leur fille. Contexte désespéré ? Pas que.

Mique de santé fragile se requinquera lors de longs séjours au « pays bleu » chez sa marraine éclairée : phrases précises, poèmes et goût des textes, école fructueuse entre cousines, cigales, fourmis et bon toutou. Et le tonton jardinier fameux en nature. Mais au prix d’un secret lourd, si lourd. Durs sont les retours à Lyon : école rejetante, immeuble dégradé, découragements. Mais sa ténacité lui réussit, elle entre au grand lycée où une prof géniale donne valeur inestimable à son vrai silence de rage, de soifs et de passion en s’armant peu à peu d’amitiés et de création théâtrale.

Marjolaine est un bouchon qui flotte sur les ruisseaux de la Croix-Rousse, eau, sueur, larmes et vinasse. Du mur de sa chambre jusqu’à la Saône via les sous-sols, caniveaux, ruelles, bistrots de son père engagé au PC et marchés où elle piotte pour manger, elle grandit entre chocs et visages hostiles. Sauf ceux d’un frère délinquant toujours protecteur, d’une Mémé toujours accueillante et d’une copine, oasis dans la tristesse. Le Certif réussi, le collège, sa règle et son intolérance ne la contiennent pas. Une quête folle de libération l’entraînera toujours ailleurs : créations artistiques et surtout l’Ecriture qui au Palais St-Pierre sera même couronnée par le Roitelet huppé.
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