8 pensées sur “L’AUTRE par ANNE STIEN”

  1. Nous avons tous et toutes rencontré des personnes vénales , perverses ou manipulatrices qui se jouaient de l’Autre. J’ai moi-même en mémoire quelques chasseresses de primes audacieuses ou braconnières de cartes prémium, mais aucune d’entre elles ne prenaient autant de soin à ferrer leur proie…Aucune, non plus n’avait besoin de fuir une fois leur forfait commis : les victimes si peu fières de leur naïveté ne souhaitant mettre en œuvre aucun recours. Une fois encore, nous voilà plongés dans le côté obscur où les lignes d’Annette aiment à se pavaner. On se délecte de l’écriture, on frémit d’impatience et quand la fin est proche , on finit par regretter que les mots ne s’étirent davantage pour prolonger le plaisir de lire.

  2. Quel beau phrasé, D’ailleurs, pour décrire les noirceurs de l’âme humaine. Mon personnage est une chasseresse démoniaque qui calcule, s’empare, manipule à plaisir et change d’herbage une fois qu’elle a savouré sa victoire. Mais le sexe dit faible n’est pas forcément vénal ! Loin de moi cette opinion sur mes consoeurs dont j’admire souvent le courage et l’esprit généreux face aux vicissitudes de la vie.
    Au plaisir de vous lire.

  3. Que voilà un vocabulaire riche et recherché, magnifié par des images poètiques originales telle « nimbée d’une aura …allant de l’écru au beige foncé » ( l’aura d’une personne est bien difficile à saisir et plus encore à exprimer, alors pourquoi ne pas lui donner des couleurs ?)
    comme Rimbaud en donne aux voyelles ( jugez de la comparaison !)
    Autre trouvaille celle d' »un égo prépondérant » qui amène à baptiser « l’autre » le nouveau venu amoureux… ». Suit un autre flot d’adjectifs ou d’expressions triés sur le volet, ainsi avec un certain « piquant » ou d’autres images originales érotico-sado-malicieuses tels « lovée dans un « catimini impossible » ou « une nuit torride dans un motel à l’ambiance hitchcocienne »  » la vierge folle fatiguant son toréador »
    L’ échafaudage à perversité amusante d’un nouvel autre…nous amène à penser que c’est à dormir dehors pour le premier.
    Un machiavelisme féminin subtil et assez pervers mais délicieux à lire et à faire tomber tout lecteur subjugé, en douceur mais sûrement dans les filets de cette Diane chasseresse.

    Que voilà une plume alerte et bien maîtrisée ! celle d’une femme écrivain qui mérite une académie
    Guy

  4. Bonsoir Guy,
    Je suis étonnée par le succès de ce texte. Bien sûr, les mots, l’intrigue ainsi que la psychologie des personnages et particulièrement de l’héroïne, décryptent sans concession le mal absolu, la vénalité, la cruauté, la perversité, l’absence totale de scrupules et de remords, le plaisir sadique de faire souffrir « l’autre ».
    Très heureuse, Guy, que cela vous

  5. suite (mille excuses)
    ait plu à ce point. Ma modestie naturelle me porte à croire à chaque fois que j’écris un texte, que mon écriture est loin de traduire toutes les émotions de l’être humain, la façon dont elles sont ressenties et les moyens choisis pour mettre à nu l’âme des personnages.
    Merci pour votre commentaire. J’aimerais que vous me assiez ubn retour lecteur de mon prochain recuei qui paraîtra prochaineùent aux Editions Langlois Cécile sous le titre « Risées et Rafales » http://www.editionslangloiscecile.fr
    Amitiés

  6. Je ne suis pas terroriste,mais j’admire ce courage inutile que je n’ai pas, n’y a t’il pas un brin de provocation à bousculer les habitudes pour s’installer à côté des messieurs ou un besoin de s’affirmer ?

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