5 pensées sur “Mikaël, un « évaporé » français par Monique Douillet”

  1. J’ai beaucoup aimé cette histoire, sans vouloir porter de jugement moral. C’est l’entre-parenthèses, qui est devenu l’essentiel. C’est même lui qui reste le lieu de ressourcement et même paradoxalement le lieu de vérité. J’ai quand même mal lorsque je repense à la rencontre avec le fils. Lui-même se rend compte qu’il n’a pas de place dans l’entre-parenthèses et en tire les conséquences. A moins qu’avec le temps cet entre-parenthèses devienne le lieu de la réconciliation où chacun retrouve sa place.

  2. Si cette histoire n’était que le haut fait d’une imagination féconde, le lecteur pourrait penser que l’auteure a négligé quelques détails qui la rendent invraisemblable. Mais la prouesse réside autant dans l’écriture resserrée, sans fioriture et presque journalistique que dans le réalisme déconcertant de l’anecdote. Beaucoup de faits divers évoquent des disparitions mystérieuses ou suspectes, des escroqueries à l’assurance, des recherches infructueuses dans l’intérêt des familles. Ici , rien de tout cela : Une disparition dictée par les nécessités impératives d’un amour fou et empreint de culpabilité, des choix responsables sur le plan matériel, des renoncements douloureux et une succession d’actions qui défient toutes les lois de notre société. Disparaître pour mieux renaître…
    Merci pour ce voyage au cœur de l’insoutenable légèreté de l’Être…

  3. Toujours dans ton style plus que sobre, Monique. Un peu interview de magazine. Cette histoire d’évaporé telle que tu en parles en préambule m’avait donné une soif plutôt poétique sur le thème. Mais je n’ai pas ressenti le côté passionnel dont tu parles, ni l’émotion de la fugue. Ce Mikaël ne m’attire que moyennement, en tout cas ne me fait pas rêver.Trop sec à mon goût. Mais ce n’est que le mien. JPierre

  4. Ces 3 avis divers se situent sur des plans tellement différents !
    André Duval a une analyse philosophique, d’Ailleurs, plus psychologique et Jean-Pierre fait une critique artistique, littéraire. Ce texte en effet manque d’unité, je l’ai senti sans savoir comment y remédier. Je commence par une réflexion sur le phénomène, j’aurais pu là dessus développer sur 3 pages, mais j’ai réduit pour l’illustrer d’un témoignage sidérant. Malheureusement, la 3e partie, le dialogue, Jean Pierre a raison, détonne complètement. Cela signifie que le texte n’est pas mûr, que le personnage n’est pas assez fouillé, et je décide de le retirer. Merci Jean-Pierre, tu sens bien et tu sais diagnostiquer.

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