Le défilé Anne STIEN

Sur la place, la chaleur était accablante. Les représentants officiels se tenaient immobiles, observant un silence solennel. Un échantillon de la population locale triée sur le volet assistait à la cérémonie du 14 Juillet, fête nationale française.

En peu de mots, un témoignage frappant sur ce qui ne se dit (ou ne se disait pas.)
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10 pensées sur “Le défilé Anne STIEN”

  1. Je commente juste sur un oubli. Il faut ajouter : Derrière elle, parfois, cheminaient les dromadaires (ajouter parfois et cheminaient)
    Merci Monique.
    .

  2. Bon… J’ai effectué la modification, car l’auteur est roi! Mais je maintiens que la phrase sans verbe était correcte. 😉

  3. Comment commettre un tel geste au milieu de la foule qui pourrait sembler garantir la sécurité, et qu’aurait pu faire l’enfant sinon se taire, cette histoire laisse mal à l’aise !

  4. Oui Yvette, le pire peut arriver, même dans un contexte de rassemblement populaire. Cependant, il ne faut pas oublier que l’insécurité régnait à l’époque du protectorat mot pieux pour désigner une colonie où les autorités sont représentées de part et d’autre pour administrer le pays. Il est évident que cette agression envers l’enfant est une provocation. Le silence de la jeune victime prouve bien que la peur taraude les deux camps.

  5. Une amie a été gênée par ce texte, considérant que le lien qu’on est tenté de faire entre la révolte contre l’occupant (la haine qui en découle) et ce geste n’était pas certain.
    Serait-ce juste l’expression d’un comportement?
    Voici ce que je viens de lire sur un fait actuel en Afghanistan.
    Le 26 février 2015, Kubra Khademi, jeune afghane de 27 ans, est sortie marcher dans un quartier populaire de Kaboul revêtue d’une armure qui épousait les formes de ses fesses et de ses seins. Elle entendait par là protester contre le harcèlement sexuel quotidien dont elle est la victime, ainsi que beaucoup d’autres femmes en Afghanistan. Prise à parti violemment par une foule d’hommes oscillant entre rire et colère, elle a reçu des pierres et a dû se précipiter dans un taxi au bout de 8 minutes. Monique Douillet.

  6. Dans le monde, cette violence existe depuis des millénaires. Il faudra de nombreux témoignages et de courageuses plaignantes pour faire en sorte que, comme en Egypte depuis seulement deux ans, le harcèlement sexuel soit puni et considéré comme un délit. A voir et à revoir le film diffusé sur Arte sur le combat de femmes égyptiennes.

  7. Ce viol intempestif est écrit avec une densité et un naturel qui fait toute mon admiration et qui confirme encore une fois le talent exceptionnel de l’auteur. Le prétexte racial sinon anticolonialiste
    y ajoute une précision difficile à supporter. Ce réalisme brutal a probablement existé mais je crains que le lecteur n’en face une réalité, alors que dans ces ex pays colonisés cette brutalité est aussi violente sinon d’avantage entre communautés religieuses différentes ( ce dont témoigne TUMBBUKTU un excellent film récent où l’on voit une femme enterrée dans le sable jusqu’à la tête puis achevée par lapidation)
    Ceci est la réalité actuelle encore très fréquente et ici mondiale perpétuée par les sauvages au nom d’une charia prétendue divine. Le viol y est aussi très fréquent entre communautés adverses.
    Mais ce commentaire n’enlève rien à la beauté superbe. Homo homini lupus, l’homme est un loup pour l’homme, tel est le commentaire que j’aurais aimé lire en notes de bas de page, et qui est évoqué par Monique Douillet parlant de Kubra Khademi.
    A part çà merdi de votre commentaire élogieux concernant mon poème. Le votre en principale réponse n’a rien à lui envier. Hélas les réflexions poètiques ne peuvent avoir ici qu’une audience très limitée, ce pourquoi je demanderai à Monique de ne pas poursuivre cette expérience sous peine de disparaître Merci Anne Guy

  8. Ce viol intempestif est écrit avec une densité et un naturel qui fait toute mon admiration et qui confirme encore une fois le talent exceptionnel de l’auteur. Le prétexte racial sinon anticolonialiste
    y ajoute une précision difficile à supporter aujourd’hui. Ce réalisme brutal a probablement existé mais je crains que le lecteur n’en face une réalité actuelle postcoloniale, alors que dans ces ex pays colonisés cette brutalité est aussi violente sinon d’avantage entre communautés religieuses différentes ( ce dont témoigne TUMBBUKTU un excellent film récent où l’on voit une femme enterrée dans le sable jusqu’à la tête puis achevée par lapidation)
    Ceci est la réalité actuelle encore très fréquente et ici mondiale perpétuée par les sauvages au nom d’une charia prétendue d’essence divine. Le viol y est aussi très fréquent entre communautés adverses.
    Mais ce commentaire n’enlève rien à la beauté superbe de votre texte. Homo homini lupus, l’homme est un loup pour l’homme, tel est le commentaire que j’aurais aimé lire en notes de bas de page, et qui est évoqué dans ses remarques par Monique Douillet parlant de Kubra Khademi.
    A part çà merci de votre commentaire élogieux concernant mon poème. Le votre en principale réponse n’a rien à lui envier. Hélas les réflexions poètiques ne peuvent avoir ici qu’une audience très limitée, ce pourquoi je demanderai à Monique de ne pas poursuivre cette expérience sous peine de disparaître. … Merci Anne … Guy

  9. Bonjour Guy,
    Merci pour votre critique élogieuse. Le défilé est toujours une réalité quand la violence, la barbarie, l’hypocrisie, s’alignent pou assouvir les instincts les plus bas. Ce sont aussi parfois malheureusement des souvenirs qui marquent l’enfance, face aux scènes de viols et de lapidation. Les enfants expatriés témoignent encore de leurs souffrances enfouies sous des tonnes de préjugés. On ne salit pas le drapeau, on ne parle pas aux « indigènes », on ne fréquente pas la « petite France » sous entendu le petit peuple. A force de sélection, la solitude est le seul résultat et par chance l’accès aux livres n’était pas interdit. Il y avait cependant les livres défendus ! Mais ils étaient lus les soirs de réception en l’absence des parents; Toute une époque où l’éducation était stricte ! (parfois traumatisante)
    vos poèmes, Guy, sont les bienvenus.

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