Cette immense mélancolie qui sentait la mer de Malika AMZERT

Nous l’avons attendu, mais ça en valait la peine. Ces descriptions des éléments de la nature, chargées de méditations, d’humeurs et du poids des souvenirs partagés sont d’une grande intensité poétique.
« La mer avait empli chacune de leur journée, depuis leur tendre enfance. Pour eux le paradis a sans conteste, le parfum de l’iode, du varech ; il a le goût du sel, des sardines grillées, des oursins que l’on gobe sur les rochers tout au bord de la plage ; la vivacité des crabes qui s’enfuient en courant de travers, l’étrange beauté d’un hippocampe, danseur affecté et fragile, créature insolite, venue des confins d’un monde surnaturel. »
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4 pensées sur “Cette immense mélancolie qui sentait la mer de Malika AMZERT”

  1. Comme toujours l’écriture de Malika est un ravissement des yeux et du cœur, une ballade au rythme mesuré et mélancolique comme une lente prière pour qui sait entendre la musique qui berce ses mots. Que d’impressions, de sensations, de sentiments, de parfums , de couleurs, de douceur dans ces paysages, que d’empathie, de sympathie, de tristesse, de tendresse dans ces personnages qui défilent s’entrechoquent se croisent ou se taisent…
    Il n’y a jamais de fin dans les histoires de Malika tant elle abreuve jusqu’au vertige l’imaginaire de ses lecteurs et leur tend sa plume pour écrire la suite. C’est vrai et irréel, parfois tendre ou cruel, mais tellement beau qu’il semble que ce ne soit pas son écriture qui se plie à la vie mais la vie elle-même qui choisit pour écrin son encrier…
    Merci pour ces moments précieux, merci pour ce partage.

  2. J’ai l’impression que Malika a trouvé son écriture de « croisière », si elle peut me passer cette expression. Après le texte très riche, trop riche peut-être, sur l’eau, le temps, beaucoup plus sobre, se pose bien, avec ce soleil dont le couchant organise le drame. Un drame qui est raconté comme d’ordinaire. Pas de hurlements, pas de démonstrations, pas d’effets spéciaux. Juste cette mélancolie d’une journée sereine qui finit sa partie sur un domino en travers de la gorge. Je pense à Camus, la chaleur de « là-bas »…
    Merci Malika.
    JPierre Treille

  3. Des descriptions sans emphase, discrètes, sobres mais riches toutefois et un cadavre qui soulève des questions feutrées qui noircit ce beau moment, est-ce un roman policier ? La suite nous le dirait !!!

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