4 pensées sur “AMADEUS par Louise Anne KOEB”

  1. Ce texte est magnifique. Loin d’une enfance pitoyable, c’est un constat sans jugement qui m’a beaucoup ému. Une fois refermé le blog, je reste avec cette image d’un enfant solitaire qui regarde passer les voitures, un enfant qui ne demande rien et auquel on ne demande rien. Si, bien sûr, qu’il se taise et qu’il laisse dormir le monde autour de lui.
    Je savais que Louise Anne écrivait terriblement bien, capable du plus farfelu au plus émouvant. J’espère que nous aurons tous l’occasion de découvrir son merveilleux talent. A quand le prochain ?
    Chantal

  2. Je ne sais pas pourquoi j’ai écrit « rural » après avoir lu ce texte qui n’a rien de rural. Une vie en périphérie d’un bourg. C’est le style un peu ancien qui m’a soufflé ça. Le rythme… cette litanie commisérative.
    C’est beau.
    On est tout de suite pris par le charme de l’écriture, la lenteur,le constat paisible à l’âge du bilan après une vie d’enfance tourmentée.
    Pas de regrets, pas de satisfaction non plus, un constat.
    C’est dur.
    Pourrais-je dire que c’est proche de Pierre Michon ? Un auteur que je révère, au moins pour deux livres : « Les vies minuscules » et « La grande Beune ». (C’est cela qui a dû me souffler « rural ».) J’ai parcouru mes rayons de livres pour m’y replonger et évidemment, ceux là n’y sont plus, c’est normal, je les ai beaucoup prêtés.
    En tout cas, foin de compraisons inutiles, c’est de la belle écriture.Monique.

  3. C’est drôle, je n’ai pas perdu mes parents dans mon jeune âge et pourtant j’ai ressenti ce vide cette négation de mon existence, ce doit être un état général à un certain âge ? Qui passe ensuite . . .Ce texte est émouvant.

  4. Cette écriture coule, comme un ruisseau presque asséché dans les sous-bois un soir d’été : Elle serpente entre impressions, frissons, émotion et constat. Elle se fraye un chemin entre les écueils comme le personnage inaperçu et imperceptible…
    Il règne à la lecture une agréable lenteur dans ces mots, comme si chaque phrase était séparée de la suivante par un soupir ou une profonde respiration.
    Encore une belle découverte !

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