A PROPOS DU 3e ROMAN DE Paul STEIGER INTITULE : « UN HOMME SANS HISTOIRE » par Monique DOUILLET

D’abord, qui est Paul Steiger ? Un écrivain que j’ai eu la chance de découvrir par « Les éditions SYLLABAIRE » et que j’ai beaucoup aimé lire.
Dans ses précédents ouvrages, le personnage principal, une femme (dans « Un scrupule »), un très jeune homme (dans « L’enfant d’un matin ») impose sa musique et son débit personnel, ceci sans gommer le style très particulier et reconnaissable de l’auteur !

Dans ce dernier roman, la barque avance plus laborieusement, frôle les écueils… Le narrateur qui la conduit fait des retours fréquents vers le passé, non le sien propre, mais celui de l’homme remarquable (pardon « sans histoire »), son alter ego ? Ya-t-il y a là un double personnage principal ?
Pour lire cliquez sur le PDF : v2 3e roman de Paul Steiger

2 pensées sur “A PROPOS DU 3e ROMAN DE Paul STEIGER INTITULE : « UN HOMME SANS HISTOIRE » par Monique DOUILLET”

  1. Comme toujours, ces quelques lignes de Steiger sont une invitation au voyage. Il y a dans son écriture une exigence et une quête de justesse palpables.Il habille les mots de costumes d’apparat, jongle avec l’alphabet tel un saltimbanque né, mesurant avec lucidité la prise de risque, sur de son fait et de la légitimité de ses choix.
    Le plaisir de le lire n’a sans doute d’égal que son obstination à écrire et à bien écrire.
    Je reviendrai à petit pas dès que « l’homme sans histoire » m’aura livré la sienne. En attendant que ma boîte aux lettres me concède le bonheur d’une bonne nouvelle, je convie ceux que la grâce des mots de Steiger n’a pas encore touché , à se délester sans regrets de quelques euros contre un vrai moment de lecture.

  2. Lisant « L’enfant d’un matin » de Paul Steiger, je l’ai instantanément associé à Ernst Jünger, ou encore, surtout au début, aux « désarrois de l’élève Torless » de Musil, pour son écriture germanique extrêmement concise et profonde et d’autre part, pourquoi pas, à Garcia Marquez pour le ciselé de son vocabulaire très recherché. J’ai beaucoup aimé cet insensible glissement dans l’incongruité. Le lecteur se fait prendre par ses propres conventions, et, tel ce jeune homme qui ne réalise pas tout de suite dans quel monde on l’a envoyé. Du vrai romanesque puissant, plus moderne qu’on peut le croire, dont l’émotion reste hors du texte, et qui frôle le fantastique sans jamais tomber dans la vulgarité du genre. Pour moi c’est un écrivain confirmé, forgé aux Belles Lettres qui font toujours plaisir à lire, surtout de nos jours ou la liberté couvre souvent une certaine médiocrité. Pour le reste, je préfère ne pas déflorer cet incroyable cabinet de curiosités. Merci à Paul Steiger.
    JPierre Treille

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