11 pensées sur “GRAZYNA par Monique DOUILLET”

  1. Merci Etienne de me l’avoir signalé.
    J’ai refait le PDF, cette fois-ci, ça marche. J’ai conscience que ce texte est long pour une lecture à l’écran, j’ai élargi les intervalles entre les lignes pour rendre la lecture plus aisée. Il y a aussi la solution d’imprimer le PDF.(Je t’apporterai une version papier si tu veux.Je les fais au verso de mes vieux tirages.)

  2. Je viens de lire la nouvelle sans m’arrêter et sans que mon intérêt ne s’estompe. C’est plus vrai que nature, alors que tout est faux ou presque, sauf le pauvre Allan, un personnage plutôt sympathique, même s’il cède à la bouteille. J’ai l’impression que Slavik est le fils caché de Grazyna et de l’allemand. Même si ce n’est pas le cas, c’est tout comme. Grazyna agit avec lui comme une mère dévoratrice, qui l’empêche de vivre et ne réussit à en faire qu’un enfant de choeur… Bravo pour l’écrivaine !

  3. Souvent dans ses écrits, Monique comme les grands portraitistes du XVIII ème siècle, saisit les personnages « sur le vif » et livre directement le vrai visage de ses modèles, « Grazyna et ses hommes » ne déroge pas à cette règle.
    De Grazyna la truculente mante religieuse à Slavik le virtuose désinvolte en passant par Allan le mari déchu pas forcément fâché de l’être, la galerie de portraits est savoureuse. Il n’y a pas de personnages de second plan – Pauline, la jeune fille au banc, Angèle la pittoresque commère – chacun à un moment donné se voit, doté d’un premier rôle, par alternance. Chaque détail de la « nature humaine » est minutieusement appliqué au cas particulier pour en déduire les différents caractères et imager leurs interférences. L’humour côtoie parfois l’amertume, l’enthousiasme, la résignation et le réel , l’invraisemblance…
    C’est sans doute pour cela que l’intérêt ne s’émousse jamais au gré de la lecture de cette délicieuse nouvelle.

  4. Sacrément campée, la Grazyna, mère-amante abusive dans son ambiance noir-clair… Super le portrait de Slavik, typique de milieu artistico-capricieux, fascinant et horripilant, tels des personnages de romans du 19ème à la sauce russe et internationale éprouvante et éprouvée. Ambivalence qui agace et se trimballe jusqu’à la fin ! Oui, on suit de bout en bout avec suspense et surprises. Peut-être aurait-il fallu raccourcir un peu, qqs répétitions et vers Foulquier c’est pas très clair. Sinon, Bravo ! A suivre avec le rejeton esquissé… Bises

  5. Très difficile de laisser un commentaire derrière celui de D’Ailleurs, qui a tout dit. En effet, le talent de Monique est multiple : je ne reviens pas sur ses évidentes qualités d’écriture, mais je voudrais insister sur son art de portraitiste. Récemment, je discutais avec une jeune photographe. Avec la simple modestie des gens doués, elle m’expliqua que pour faire de bonnes photos il suffit de se trouver au bon endroit au bon moment, autrement dit d’avoir de la Chance. Dit comme ça, tout semble simple et évident. Je lui rétorquai que ce n’était pas aussi facile que cela, et que n’importe qui ne pouvait pas réaliser d’excellents clichés comme ceux que je découvrais. Il fallait posséder un œil, un instinct, une sensibilité pour actionner le déclencheur au bon moment…
    De la même manière, Monique possède la chance de rencontrer des personnages intéressants, irritants, extravagants, invraisemblables mais criants de vérités. Mais cette chance n’est pas suffisante à elle seule, et Monique possède le talent nécessaire pour rendre ses personnages vivants, animés, réels et presque tangibles. Cette irisation poétique, cet art subtil qui dote d’une épaisseur nécessaire et suffisante ses personnages, c’est son talent, et je lui envie. C’est pourquoi je pose la question : à quand une nouvelle édition augmentée de sa galerie de Portraits ?

  6. Pour ma part je suis assez d’accord sur le fait que pour faire un bon portrait, il faut rencontrer les bonnes personnes au bon moment. Tout l’art réside dans le fait de détecter immédiatement les bonnes personnes dans un moment donné. Et comme un photographe, il faut avoir l’œil. L’œil de l’artiste !
    La chute du texte me déçoit. Je la trouve un peu abrupte. Est-ce un choix ?
    Chantal

  7. J’insiste et me répète, Chantal, as tu lu la version publiée sur ce blog ? Ou réagis-tu sur la version que je t’avais envoyée précédemment par mail ? Car précédemment la chute était expédiée, mais là, elle fait une page et donne un nouvel éclairage, dérisoire certes, aux personnages de Grazyna et de son protégé.

  8. chaque version est améliorée par rapport aux précédentes… jusqu’où irons-nous ? déjà V 10
    en plus de toutes les qualités soulignées dans les commentaires (et avec lesquelles je suis d’accord !), Monique fait preuve d’une persévérance remarquable et d’une capacité de travail minutieux et précis, disons ciselé en ce qui concerne ses portraits.
    C’est un régal.

  9. Pour avoir travaillé plusieurs jours avec Monique sur Grazina, je confirme : minutie et endurance ! Une exigence qu’elle applique de la même façon à mes travaux. Je suis épuisé. Heureux et épuisé. Monique Douillet : personnage discret, à lire absolument, sinon rien ! En lisant Grazina je me suis trouvé projeté dans une de ces aventures slaves que j’ai vécue, moi aussi, et dont je suis sorti de justesse (failli ne pas être là pour en parler…) Grazina, c’est un témoignage historico culturel. De ces gens perdus dans le temps et l’exil, vivant dans un monde parallèle halluciné. L’avantage de cette nouvelle qui sent bon le vrai témoignage, c’est qu’aucun roman de grand auteur ne pourrait rendre crédible une telle histoire. Merci Monique.
    JPierre Treille

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