L’Arlésien – Monique DOUILLET

version 23 mai 2011
L’ethnologue amatrice que je suis, éprouve un état de joie physique à la découverte des us et coutumes de ses contemporains. Il n’y a pas de grand ou petit voyage, le monde est toujours aussi vaste, les rites de mon voisin de jardin peuvent me surprendre et m’instruire autant que ceux des bantous. (On est toujours le bantou de quelqu’un). Arles est un de ces lieux privilégiés où j’aime revenir pour humer l’air, prendre la mesure des évolutions, constater les permanences. Cliquez ici sur le PDF pour lire : Arles blog corrects 15-10-14

4 pensées sur “L’Arlésien – Monique DOUILLET”

  1. Encore une fois,Monique,voilà un récit superbe par la densité de ses descriptions et une richesse d’ expressions qui épate le piètre auteur que je suis en matière de récits et de nouvelles. Où allez-vous pécher tout ce vocabulaire ? Est-ce seulement en regardant les noms de rue et en assistant aux fêtes votives ? En tous cas on est bien obligé de reconnaître que vous connaissez Arles sur le bout du doigt et que vous aimez cette ville.
    C’est aussi une ville que je connais bien pour y avoir séjourné pendant notre voyage de noces en 1962 et je l’ai beaucoup aimé. La ville de notre ex doyenne Jeanne Calman, qui avait connu Van Gogh dans son enfance et fut soignée par mon bon confrère le bon docteur Lèbre.
    Guy

  2. Monique, tu es archéologue dans le sang et au bout de ta plume. Tous les personnages viennent à nous en chair et en os, en charentaises ou avec des cannes-béquilles. J’ai non seulement l’impression de les voir mais je suis sûr de les avoir déjà vus. Comment se fait-il qu’ils font partie de mon monde avant que je ne les voie apparaître. C’est peut-être cela l’art de la vraie littérature ?

  3. Est-ce l’oeil qui devance l’esprit…ou peut-être la sensiblité qui précède le regard ? Les descriptions si sensibles, si précises, si précieuses ,nous offrent , en quelques lignes ,une vue panoramique de cette ville aux accents si peu convenus : comme un cadeau,d’abord on la découvre et si on la connait déjà , on la retrouve…Puis on y respire l’ombre de ce figuier, on y croise ces regards anonymes avec l’intime conviction de vivre à leur côté…Et enfin, par la magie de cette écriture si singulière,on a aucune peine à saisir dans les silences tout ce qui n’y est pas dit : Arles, ses couleurs et la chaleur de ses saisons sans nuages, l’odeur des cyprés centenaires des Alyscamps sécoués par la folie du vent, le sang versé sur le sable brulant de ses arènes légendaires, le goût sucré d’une mauresque à la terrasse d’un troquet multiculturel…
    Merci, pour ce voyage…

  4. Note bien que je n’y parle ni des Alyscamps ni des arènes. Mais n’importe, Arles réveille des souvenirs.

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