LE ROULEMENT DES PIERRES Chantal BOCHARD

Version mars 2011
« Attends-moi, Jo, dit Pierrot en soufflant, je n’ai pas ton âge moi… Tu verras, quelques années de plus, ça compte mon vieux ! »
Joseph s’arrête mais ne se retourne pas. La gorge serrée, il vise un point là-haut, vers l’Ouest du mont Moinillon, ou tout au moins ce qui reste de la montagne après la catastrophe.
Rien. cliquez ici sur le PDFLE ROULEMENT DES PIERRES

JE VOUS PRIE DE BIEN VOULOIR EXCUSER MES ABSENCES Chantal BOCHARD

Version mars 2011.
…Tandis que là, dans ce berceau de lune, je vois se tendre les doigts vaporeux de l’aurore,
il se met à souffler un vent chaud des Abruzzes soulevant la mer sous la « Marie Galante ».
Ils ont quand même bien fait d’y mettre des barreaux pour nous protéger des escadres arrivant du dehors. Face aux fantômes obscurs qui voilent mes pensées, l’intendante si sage qui règne en ce vaisseau n’y pourra rien changer car le plus doux des sommeils à la porte des songes, ne peut me faire oublier l’amour volé à l’ombre, une main, un soupir ; sur mes joues leurs caresses et ma maison.

Quel souffle dans ce délire poétique ! Parfois on croirait des vers de Racine. Cliquez ici PDF : 2 JE VOUS PRIE DE BIEN VOULOIR EXCUSER MES ABSENCES…

ENFANCES (DEUX GONES) CHANTAL BOCHARD, MONIQUE DOUILLET et un court texte d’HUBERT MARREL

Le livre ENFANCES (170 pages) sera disponible au tarif de 10 €. Vous pouvez le commander en utilisant la rubrique contact du blog ou par mail auprès des auteurs.
Ci-dessous la 4ème de couverture signée Hubert Marrel :
Concerto pour deux gonesdeux filles lyonnaises – qui nous plonge dans leur enfance et adolescence entre rues sordides et appartements borgnes du Lyon d’après-guerre.
La Croix-Rousse pour Marjolaine, dernière en trop d’une fratrie de quatre et la Guillotière pour Mique, fille unique née dans l’Aveyron. Toutes deux n’ont qu’un désir : que leur père soit là pour les faire rêver, les soulever hors de la grisaille de la famille et du quartier comme ils l’ont si bien fait un jour. Hélas, c’est la fuite, à répétition chez Marjolaine, et définitive chez Mique. Leurs mères entre stress et obligation de nourrir la famille, survivent en mettant une croix sur leurs rêves et la plantant sur leur fille. Contexte désespéré ? Pas que.

Mique de santé fragile se requinquera lors de longs séjours au « pays bleu » chez sa marraine éclairée : phrases précises, poèmes et goût des textes, école fructueuse entre cousines, cigales, fourmis et bon toutou. Et le tonton jardinier fameux en nature. Mais au prix d’un secret lourd, si lourd. Durs sont les retours à Lyon : école rejetante, immeuble dégradé, découragements. Mais sa ténacité lui réussit, elle entre au grand lycée où une prof géniale donne valeur inestimable à son vrai silence de rage, de soifs et de passion en s’armant peu à peu d’amitiés et de création théâtrale.

Marjolaine est un bouchon qui flotte sur les ruisseaux de la Croix-Rousse, eau, sueur, larmes et vinasse. Du mur de sa chambre jusqu’à la Saône via les sous-sols, caniveaux, ruelles, bistrots de son père engagé au PC et marchés où elle piotte pour manger, elle grandit entre chocs et visages hostiles. Sauf ceux d’un frère délinquant toujours protecteur, d’une Mémé toujours accueillante et d’une copine, oasis dans la tristesse. Le Certif réussi, le collège, sa règle et son intolérance ne la contiennent pas. Une quête folle de libération l’entraînera toujours ailleurs : créations artistiques et surtout l’Ecriture qui au Palais St-Pierre sera même couronnée par le Roitelet huppé.
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