LES ANGLAISES Hubert MARREL

…Mais la rencontre c’est aussi que les gens d’ailleurs s’aventurent par ici. Et en Méditerranée, l’exotisme ne peut venir que du froid. C’est justement ce qu’ont
pensé quelques profs malins qui détournent un convoi  de lycéennes britanniques normalement destinées aux beaux quartiers de la grande ville et me demandent d’organiser une soirée…

– Y a des Anglaises à la Mjiiii… !  »
A 17 heures, dans un grincement de ferraille Titou et
ses 3 sbires débarquent  le barbecue géant
municipal réservé pour la Fête de l’Huma. Pendant
que la troupe visite l’usine à camions, surprise!  Les Anglaises

TA SŒUR, ON DIRAIT UNE PUTE Hubert MARREL

Franchement nous en avons plus qu’assez des
sorties exclusives de garçons, toujours les premiers
à réclamer… ou seuls acteurs dans la chronique du
quartier. Où sont les filles, bon sang ? C’est qu’on
finit par s’engluer dans un maternage de grand
dadais, toujours du même style, où le sentiment
d’évolution semble figé à jamais. Je ne vois plus
aucun intérêt à user notre temps et nos nerfs par de
constantes interventions auprès de types de 18 ans
et parfois largement plus, comme s’ils avaient
quatre ans. C’est pourquoi cette fois, il y aura des
filles ! Mais il faut négocier…  Ta soeur on dirait une pute

CHANTIER HUBERT MARREL

– J’ai jamais vu ça ! ?
Cent trente kilos, fort comme un turc, Jean-Louis est fou. Dans sa Planèze où il a gagné tous les concours de charrue tirée à force des bras, enfoncé des pieux comme aucun en une journée, aplani les rugosités les plus rocailleuses des sols ou de ses compatriotes tirés du basalte au point d’avoir été choisi  à l’unanimité comme employé municipal,

Jean-Louis n’a jamais vu ça…. Avec sa nouvelle équipe il donne de l’air frais aux réalisations communales… Et pour ce faire le voilà qui vient d’accepter l’idée d’un chantier de jeunes venus d’une ZUP, au chômage ! Michel  et  Pascal,  éducateurs sur cette ZUP, encadrent donc quatorze jeunes adultes…Chantier