LE COMMISSAIRE CHABAUD HUBERT MARREL

Et voici notre nouvel auteur associé qui démarre fort avec sept récits glanés à travers ses expériences de directeur de Foyer de Jeunes Travailleurs, de Maison des Jeunes, d’animateur et de formateur à la ZUP des Minguettes – Vénissieux (banlieue lyonnaise)

Dans les rues, il ne traîne plus personne. « Et il fait humide. Quelques éclairages faibles parsèment la rue principale. Une tache plus claire, un café type zone, le Père Coquet. On vient s’y ressourcer, en voir d’autres, jeunes,adultes, d’un même club, ou d’une autre appartenance dont celle de s’ennuyer, pour un peu de chaleur, de lumière. Maghrébins ou Français, ils se sont tous fait jeter lorsque d’autres comme les Yougoslaves, recrutés en masse par Berliet à la faste époque, sont venus occuper le terrain. Mais ces intrus duraient le temps de leur passage et les tenants du cru reprenaient vite leur droit.  Il y a cependant des cœurs là, ou des coins de cœur… »1- Le Commissaire Chabaud

« JOSEPH » par Hubert MARREL

Vagabond de la Lune, du Vent ou des Foyers.
Tout se déploie pour retrouver sa piste, évanouie un
beau jour, juste au moment où l’on allait lui proposer
un nouveau travail ou de régler sa chambre…
Furieux,  on est  furieux.  Plus question de le
réaccepter. On devrait être habitué, depuis le
temps.  Surtout  quand il  se met  à travailler
régulièrement, c’est mauvais signe : il ne dépasse
jamais le mois, le temps de gagner ce qu’il faut pour
se tirer à la cloche de bois. Le foyer de la DDASS
n’est pas un abribus !   2- Joseph