L’EPOUVANTAIL.

Minuit. Marcel se redresse sur sa chaise, pose son verre, enlève sa main qu’il avait glissé entre les cuisses de Marinette. Il jette un œil à la pendule.
« T’as vu l’heure ? » lui dit-il en lui caressant la joue. Elle ricane. Il se lève, saisit ses effets sur la chaise d’à côté et s’approche de la porte. Marinette l’aide à enfiler son manteau. Il titube, remonte son col, enfonce son chapeau sur le crâne.
Quand il sort des « Bons Amis », le froid le prend à la gorge. La neige tourbillonne avec des flocons qui pénètrent dans le cou et jusqu’entre les boutons de son pardessus.
Oh là ! Tout doux, tout doux, marmonne-t-il en tentant de retrouver un équilibre. Il bouscule une chaise, s’accroche à une table de la terrasse, secoue la tête implorant les esprits de réintégrer son pauvre crâne embué. Il redresse son chapeau.
« Ca va aller ? » lance Marinette en tirant sur le store métallique…. L’EPOUVANTAIL 2