RÉALITÉ ET FICTION EN LITTÉRATURE

RÉALITÉ ET FICTION EN LITTÉRATURE.
ENTRE LES DEUX MON CŒUR BALANCE  ET LE VÔTRE ?
Écriture et Littérature – qu’est-ce qui fait le littéraire ?
Quelques réflexions en vrac.

Aujourd’hui  la littérature  est largement monopolisée par la fiction et plus précisément par le roman. La nouvelle, considérée comme le parent pauvre du roman, est peu éditable et réléguée dans les genres mineurs.
Le fait est aberrant pour de nombreuses raisons :
a) Des auteurs parmi les plus prestigieux s’y sont illustrés, voire consacrés.
(À la volée : Edgar Poë, Maupassant, Henry James, Dostoïevsky, Tchékov, Gogol, Borgès, Cortazar…)
b) Le rythme de nos vies s’accélère, le langage se concentre, les « ready digest » se multiplient, la nouvelle correspond bien à un temps de lecture réduit (train, bus, avion).
c) La nouvelle est classée dans la fiction comme le roman, dont elle est souvent le banc d’essai.

Autrefois la littérature couvrait un champ beaucoup plus large…

ÉCRITURE ET LITTÉRATURE

QUI PEUT LUTTER CONTRE CA ?

Marande. Petit bourg d’un bord de mer traversé par trois ruelles en pentes
douces comme un « Z » dans l’agglomérat de ses toitures bombées. Le soleil
commence sa longue glissade derrière les falaises. Le village souffle ses haleines
de soupe à l’ail et de poisson frais. La chaleur s’apaise. Par les ouvertures
s’échappent des bruits de marmites. Des voix traversent en courant les espaces
encore chauds entre les maisons. Des cris, des appels, des rires, des colères, des
pleurs, des commérages… Le déclin. C’est le signal de la vie qui reprend après
l’agonie du jour.
« Suzanne !» …

QUI PEUT LUTTER CONTRE CA

L’EAU CONSOLE Monique DOUILLET

L’eau porte, l’eau transporte, l’eau emporte, l’eau frappe, l’eau coule, l’eau court, l’eau sourd. L’eau ferme, l’eau enferme : claustrophobie des profondeurs.
L’eau lime, l’eau larmes, l’eau cingle, l’eau fouette, l’eau noie, l’eau noire, l’eau rejette, l’eau ramène à la terre, l’eau pénètre : souterrainement, l’eau nappe, l’eau du puits…

Fragments L’eau console

TRANCHE DE VIE À AKBOU PETITE KABYLIE – Juillet 2005.

vendredi 15 juillet 2005 arrivée – samedi 16 juillet LES HOMMES-MUR

dimanche 17 juillet LA DEMANDE EN MARIAGE – lundi 18 juillet LE BON-MANGER

mardi 19 juillet LA PRÉDICTION DE MOHAMMED – mercredi 20 juillet GUENZET

jeudi 21 juillet SOUVENIRS D’ENF(R)ANCE – vendredi 22 juillet ARESKI

samedi 23 juillet LE DJURDJURA – dimanche 24 juillet EL WATAN (L’INDÉPENDANT)

lundi 25 juillet JOURNÉE FEMMES À BÉJAÏA – mardi 26 juillet LE FRANÇAIS EST NOTRE BUTIN DE GUERRE

mercredi 27 juillet BOUIRA … – jeudi 28 juillet MATOUB LOUNES – vendredi 29 juillet départ

BLOG Récit AKBOU (19 pages)

PORTRAIT DE JOB EN 26 POINTS Monique DOUILLET

A. Auguste. Quand on est un Auguste, il ne faut pas essayer de devenir Directeur de cirque. Job l’a appris à ses dépens.

B. Badin. Il soigne le style vieille France, travaille à contre-emploi, multiplie les contrepetries, vous prend à contre-pied, se répand en contorsions, ose le dérapage et s’en relève d’une espièglerie enjouée.

C. Caméléon. Il observe derrière ses lunettes de myope, saisit une tonalité : un battement de cil, un regard oblique. Tout à la fois il flaire, palpe à distance, écoute, mémorise, se met au diapason.

– Son interlocuteur parle-t-il de cheval ? Il a été jockey. – De cinéma ? il est réalisateur, acteur, monteur. – Parle-t-il à un médecin ? il a été podologue.

BLOG 6 JOB

BABAS ET BOBOS (En Ardèche) Monique DOUILLET

Au sommet de la première montagne que nous avons gravie, il y a une petite maison de pierre et de verre, intégrée dans la nature, entre roche et cerisiers. C’est la maison de Lucile et Hervé. Elle, kinésithérapeute accueille les clients à domicile. Lucile est aveugle depuis l’âge de 25 ans. Avant l’accident, elle était professeur de lettres et ne connaissait pas Hervé.
Depuis trente années, Hervé décrit minutieusement à Lucile la couleur des ciels et des paysages, leur changement au quotidien, les objets d’art qu’ils acquièrent à l’occasion de leurs voyages, les villes qu’ils traversent. Hervé est photographe. Rien de leur maison et du jardin qui l’entoure n’est adapté au handicap de Lucile : escalier de pierre étroit et instable, cailloux, terre, plantes sauvages. Mais Lucile n’a pas besoin de garde-fou, Hervé lui offre ses yeux.
Pour lire, cliquez sur le PDF :BLOG 4 babas et bobos