POURQUOI JE NE ME SUIS PAS VOILEE AVEC LE DRAPEAU FRANÇAIS.

La consigne de Facebook (au fait, de qui de Facebook ?) m’a semblé porteuse de deux messages, l’un que j’approuve, l’autre que je désapprouve et le glissement possible de l’un à l’autre est risqué.
D’un côté : la France est attaquée sur les valeurs qu’elle défend et que je partage, je me lève pour résister : oui ! Le réflexe patriotique a galvanisé les Résistants en un autre temps et il est nécessaire de se rassembler comme ils l’ont fait quand on est attaqué.
D’un autre côté : du patriotisme au nationalisme identitaire, la marche est glissante en cas de pluie. Il n’est peut-être pas nécessaire que je développe davantage le sujet puisqu’ici je m’adresse à des « amis ».
Je dois dire qu’avant d’avoir formulé mes réticences, observant cette consigne de voilage, je me suis dit : « réfléchissons avant de suivre une consigne ». Il y a beaucoup de consignes sur Facebook, et je suis naturellement réticente à faire le mouton de Panurge. Monique DOUILLET.

Mémoire. Réflexions de Monique Douillet

…« Ce n’était pas « Alzheimer », je ne crois pas. On appelle toutes les pertes de mémoire Alzheimer aujourd’hui, par paresse, mais il y a des processus de destruction différents, des origines différentes : chocs affectifs, enfermement autistique, atrophie corticale, démence vasculaire. Il faudrait observer et décrire le processus de chacun par le détail, retourner aux prémisses du désordre.»

Pour lire, cliquez : Mémoire révisé 15-10-14

Critique du roman « Après le onze mars » par Sterenn

Sterenn est responsable du rayon de littérature jeunesse à la librairie « L’œil écoute » à Paris Montparnasse.
Elle vient de m’adresser une critique très complète et très sensible de mon livre. Elle dépasse de loin un simple commentaire, c’est pourquoi je me permets de la publier (2 pages). Le blog de Sterenn est en lien ici.
Cliquez ici pour lire : Sterenn critique mars 14

Additif : « Pagan Pandemia Soupe de phalanges » lu par Monique DOUILLET

« Je suis en train de lire un bouquin, genre polar –fantastique, ce n’est pas le policier en soi qui est “fantastique”, c’est l’intrigue qui est un mix entre enquête policière et intrusions de l’au-delà.
À priori, ce genre d’histoire n’est pas ma tasse de thé. Mais ce qui a retenu mon attention ici, au delà des deux premières pages, c’est le style ! Un mélange remarquable de langue verte et de français châtié, je dirais presque, savant. L’auteur use d’un vocabulaire précis, riche et imagé avec le souci d’employer les mots dans leur sens d’origine, même quand l’usage courant l’a détourné. L’écriture est élégante, inventive, le rythme soutenu, l’humour et la distance à leur juste place. Les dialogues alternent allègrement l’argot folklorique et le verlan (selon les interlocuteurs). Bon, moi l’argot je ne suis pas familière, mais là je comprends tout, c’est amusant : le contexte de la phrase permet d’établir le sens du terme inconnu (ah, mais c’est bien sûr !) Un vrai régal !

C’est Lester L Gore qui soutient ce livre intitulé : Pagan Pandemia Soupe de phalanges, publié par « House Made Of Dawn » en e.book.
Il n’a pas voulu en parler sur notre blog.
Je lui ai demandé pourquoi.
« Parce que ça ne vous plaira pas, c’est pas votre genre, m’a-t-il répondu, aiguisant ma curiosité. Donc, je l’ai commandé.
— Désolée de te contredire, Lester ! Amis auteurs et lecteurs du blog qui aimez l’écriture, lisez ce livre, c’est un exercice de style parfait, il vaut le détour ! »

D’accord, il souscrit aux poncifs du genre : il ne fait pas dans la psychologie, les personnages sont tous des demi-truands gentils au grand cœur, il y a de l’action et du suspens pour faire mijoter le lecteur et c’est truffé de jeux de mots convenus et de métaphores tirées par les cheveux. Mais il y a plus…
Il y a de fines observations sur les gens, glissées comme par mégarde entre deux plaisanteries grasses et lourdes. Il y a des scènes effrayantes, tordues et torturées qui me font penser aux peintures des Brueghel (l’ancien et le nouveau).
« Mais où va-t-il chercher tout ça ? »
L’auteur se nomme David Baudet. C’est un perfectionniste. J’ai cherché en vain une erreur de virgule ou de concordance des temps. Que nenni ! Ah, enfin ! à la page 345 de ma version e.book qui en compte 552 (ne vous laissez pas impressionner, en version papier cela ferait 280 pages à tout casser), j’ai dégoté une fôte qui a échappé à sa sagacité : (Medhi) se laissa docilement tiré… »
Bon. Je le signale pour le fun et dans un esprit de vengeance.

Voici quelques extraits relevés au hasard :

« La ruelle était calme. Pas âme qui vive. Deux chatons se disputaient un bouchon de liège sur le trottoir tandis qu’une volée d’étourneaux signait son passage d’un bruissement d’ailes semblable à une bourrasque sur les dunes. Plus loin, quelques voitures en stationnement. O’Keefe se prit à lire les numéros de département sur les plaques d’immatriculation, comme un enfant qui s’ennuierait sur la banquette arrière de la DS familiale. »

Le rade est le lieu de rassemblement de ce demi-monde, quelques portraits :
Olaf en est le patron, « quinquagénaire légèrement bedonnant, à la crinière grisonnante couleur demi-siècle. »
« Entrez, je vous en prie ! mugit Olaf, façon miel d’acacia. »

O’Keefe encaissa sans bouger. Ses mains velues posées à plat sur le comptoir lui rappelaient deux tarentules assoupies. Suite en PDF.
Suite extraits

Chronique n°2 : Chers auditeurs, Areu… Lester L GORE

Vous avez lu la première ?
Lester continue et enfonce le clou !
Avez-vous remarqué qu’il semble de bon ton de ne plus employer les termes « mère »
et « père » ? On dit : « papa » et « maman », prononcer « pôpa », « Manman ».
Pour désigner leur progéniture, les gens qui causent dans le poste (et surtout les animatrices)
ont ouvert les vannes à leur créativité, donnant naissance à des termes tels que « p’tits bouts »,
« bouts de chou » (prononcer « boutchou »)…
Pour lire, cliquez sur le PDF : Chronique 2