NETTOYEURS DE TRANCHÉES par Lester L. GORE

Étrange composition du récit qui oscille et alterne entre Mai 1919 et juin 1918, mené d’une même écriture précise et dénuée de tout sentiment, que l’on soit dans le souvenir très proche ou différé du vécu par une année de recul. Témoignage en même temps d’un vécu que le traumatisme a débarrassé de tout sentiment. C’est du pur Lester !
Cette nouvelle a été soumise à un concours organisé par l’Écritoire des ombres.
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LES SUCCESSEURS de Lester L. GORE

(Paru dans l’anthologie « La Nef Hallucinée » ed. Destination Crépuscule.)

Il sortit de sa léthargie, tiré du sommeil par l’alarme des capteurs automatiques. Désorienté,
il tenta de faire quelques mouvements, mais le cocon de fils et de tuyaux qui l’enserrait lui
rappela où il se trouvait. Lentement, sa vue s’habitua à la pénombre qui commençait à se
dissiper. Ainsi, pensa-t-il, une vie civilisée habite à nouveau cette planète.

Les littératures fantastique et d’anticipation nous interrogent sur notre monde d’aujourd’hui. Lester le fait bien, avec une économie de mots qui transforme ses phrases en couperets.
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CONTE DE POIVROT de LESTER L GORE

– Vous ne devriez pas rabrouer les chats de cette façon, jeune homme, surtout celui-là.
Je me retournai avec mauvaise humeur vers l’origine de la voix traînante qui venait de m’interpeller, et je reconnus le vieil ivrogne qui avait l’habitude de s’incruster tous les soirs chez Tony. Je ravalai la réponse cinglante que je voulais faire, car après tout le vieux était inoffensif. Et puis, je n’avais pas envie d’une querelle.
— Excusez-moi, mon vieux, mais je n’aime pas ces bestioles, et il a pris la sale manie de me tourner autour en semant des poils partout…
Je désignais le matou pelé et rouquin qui me jetait un regard mauvais depuis la table où il venait de trouver refuge depuis que je lui avais botté l’arrière-train. Oh, rassurez-vous, je ne suis pas un bourreau de chats, en général j’aime plutôt bien les animaux. Mais… Pour lire la suite, cliquez sur le PDF CONTE POIVROT