CROIX VALMER, LOURDE MER Hubert MARREL

Je viens de découvrir ce texte. C’est du Proust ! Je vous laisse déguster. Monique Douillet.
Avec l’autorisation de l’auteur nous l’insèrerons dans notre livre intitulé « ENFANCES » M.Douillet et Ch. Bochard.

… Où la mer jouait d’écumes de multiples vaguelettes à travers les pins qui m’en séparaient jusqu’à l’horizon tachés d’azur, de gris foncé, de vert profond. Et me tendit la nostalgie, en concentré là aussi, d’une lame de pleurs venue du plus profond, du plus lointain. De l’abandon que ma mère, à son corps défendant et pour bien faire vis à vis de ma santé et de la sienne, m’infligea à l’âge de quatre ans. cliquez ici pour lire le PDF : Croix-Valmer c

LA POUSSETTE Hubert MARREL

Je pensai cette fois arriver à destination, quand tout à coup il me fallut stopper net. Juste derrière le dos épais d’un homme courbé sur une petite poussette qu’il conduisait doucement, tout doucement, occupant le milieu de ce qui restait pour circuler. Soit l’obstacle in-fran-chis-sable.

Pour lire cliquez sur le PDF  La poussette

STAGE MON AMOUR Hubert MARREL

Le bistrot les a rassemblés alors qu’ils démarchaient pour un stage en entreprise.
Juste à côté d’une pépinière d’icelles. Bien sapés, propres un max et la coupe de cheveux au net, le costard sombre impeccable pour les
garçons, l’un avec baskets, l’autre avec col mao, le manteau idéal et la coupe de cheveux avec accroche-cœur tout mignon pour l’une des
filles, l’autre dans un anorak plus vaste…Stage mon amour

LES ANGLAISES Hubert MARREL

…Mais la rencontre c’est aussi que les gens d’ailleurs s’aventurent par ici. Et en Méditerranée, l’exotisme ne peut venir que du froid. C’est justement ce qu’ont
pensé quelques profs malins qui détournent un convoi  de lycéennes britanniques normalement destinées aux beaux quartiers de la grande ville et me demandent d’organiser une soirée…

– Y a des Anglaises à la Mjiiii… !  »
A 17 heures, dans un grincement de ferraille Titou et
ses 3 sbires débarquent  le barbecue géant
municipal réservé pour la Fête de l’Huma. Pendant
que la troupe visite l’usine à camions, surprise!  Les Anglaises

TA SŒUR, ON DIRAIT UNE PUTE Hubert MARREL

Franchement nous en avons plus qu’assez des
sorties exclusives de garçons, toujours les premiers
à réclamer… ou seuls acteurs dans la chronique du
quartier. Où sont les filles, bon sang ? C’est qu’on
finit par s’engluer dans un maternage de grand
dadais, toujours du même style, où le sentiment
d’évolution semble figé à jamais. Je ne vois plus
aucun intérêt à user notre temps et nos nerfs par de
constantes interventions auprès de types de 18 ans
et parfois largement plus, comme s’ils avaient
quatre ans. C’est pourquoi cette fois, il y aura des
filles ! Mais il faut négocier…  Ta soeur on dirait une pute